samedi 29 mars 2025

Ecrire

J'aime écrire.
En fait, j'aimais déjà ça avant "tout".
J'ai eu envie d'écrire mon premier "livre" quand j'étais ado. 

Qui n'a jamais fait ça dans un moment d'intense inspiration après avoir lu un roman particulièrement réussi? Ouvrir un document word, et écrire cette histoire que l'on a dans la tête...ou du moins essayer ? Se dire avec une confiance en soi qui sort de nulle part : pourquoi pas moi ?
Bon, cet élan créatif permet de lancer le truc, on est d'accord. Mais, pour ma part l'illumination  ne dure guère plus d'une semaine...et aprés quoi?

J'ai vite compris qu'il faut de la persévérance pour écrire tout un livre.
Et la persévérance ça s'apprend, ça n'est pas inné. 
En tout cas moi j'ai dû apprendre, j'apprends encore d'ailleurs.

Le nombre de projet avorté qui trainent dans mes placards? ...colossale. Et encore, s'il ne s'agissait que de projets d'écriture ! L'ambivalence d'aimer tout un tas de trucs.

Depuis toute petite, j'ai été étiquetée tête en l'air, tête dans les nuages, qui passe du coq à l'âne, peut pas tenir en place cinq minutes...et j'en passe. Forcément ça n'encourage pas à développer ses compétences en persévérance. Pire encore, c'est comme si j'étais prédestinée à ne jamais rien finir...surtout ne pas contrarier les adultes dans leurs croyances.

Ce que j'ai assimilé en grandissant comme : je suis incapable de réussir quoique ce soit, puisque dans notre société finir un projet va de pair avec réussir. Encore un truc faux d'ailleurs, bonjour la pression de la performance, bonjour la dépression quand le projet ne conquis pas les foules comme espéré...

Bref, le temps de détricoter tout ça et de re-prendre confiance en moi et en mes capacités. Le temps de trouver les bons outils pour dompter mon cerveau qui part dans toutes le directions(le travail de toute une vie je crois !) et peut être que je pourrais enfin finaliser quelques projets d'écritures ?
je veux dire finaliser dans le vrai sens : un début, ,un milieu, une fin.

Ah et j'oubliais, et bien sûr, laisser le perfectionnisme au placard pour un temps(pour toujours serait mieux cela dit, mais bon on va y aller doucement pour commencer ) et accepter les erreurs.
Accepter tout ce que je n'aime pas dans ce que j'écris, surtout ne pas avoir honte, ne pas se juger, simplement partager mes errances en minuscules d'imprimerie avec vous.

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